#US – Robinhood et Loyal3, l’actionnariat simplifié

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Il y a quelques semaines nous présentions Stockpile, start-up américaine proposant à ses clients d’offrir simplement des actions et ce à n’importe quel prix désiré, même si celui-ci est inférieur au cours. Cela est rendu possible grâce à une expérience utilisateur simple et l’utilisation de fractions d’actions (fractional shares).

L’actionnariat, simplifié.

De nombreuses autres start-ups suivent le même but :

Démocratiser et simplifier l’accès du public aux actions d’entreprises, et ce afin de servir un marché jusque-là pratiquement intouché et particulièrement large.

Un investisseur débutant se heurte typiquement à deux obstacles : les coûts (frais déduits sur chaque transaction par différents acteurs) et la complexité des produits et du processus d’achat. C’est par conséquent pour résoudre ces deux problèmes que des start-ups telles Robinhood et Loyal3 sont actives.

Loyal3, l’investissement pour tous

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Lancée en 2012,  la plate-forme de Loyal3 propose à ses utilisateurs d’acheter des actions sans le moindre frais de transaction. Afin d’offrir à ses utilisateurs un maximum de flexibilité, Loyal3 use également des fractions d’actions. Cependant, le plus grand intérêt de la plate-forme est la possibilité de participer à des OPA ou offres publiques d’achat (IPO en anglais), en s’inscrivant et en réservant des actions en avance afin de profiter du prix de lancement initial.

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Robinhood, démocratiser les marchés financiers

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Robinhood a récemment levé des fonds auprès d’investisseurs prestigieux comme Google Ventures, Andreessen Horowitz, Jared Leto et Snoop Dogg. Son produit est une application (mobile uniquement) de trading sans frais. Contrairement à Loyal3, Robinhood propose des milliers d’actions et de fonds (ETFs) différents. Son autre argument décisif est de proposer une interface utilisateur stylisée et d’une grande simplicité : un simple swipe suffit pour placer un ordre, et l’application envoie des notifications contextuelles (en cas de distribution de dividendes, de stock split, etc.).  L’application est pour l’instant disponible aux Etats-Unis.

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Dans les deux cas, la question du modèle d’affaires se pose rapidement : si ces entreprises ne prennent pas de commission sur les transactions des utilisateurs de leurs plateformes, comment génèrent-elles un revenu ? C’est sur ce point que les choses se compliquent légèrement, bien qu’un utilisateur lambda n’ait pas à se soucier de coûts cachés.

Des modèles d’affaire plus complexes

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Si la liste d’actions disponibles via Loyal3 est plutôt limitée (une soixantaine), c’est en raison de son modèle d’affaire: les revenus proviennent des entreprises dont les actions sont échangées sur la plate-forme. Dans ce modèle, une entreprise paie pour le privilège que ses actions soient échangées sur une plate-forme externe. La thèse (et l’argument de vente) de Loyal3 est que pour un petit investisseur, posséder des actions d’une entreprise entraîne une fidélisation ainsi qu’un plus fort attachement à la marque. C’est donc pour une entreprise partenaire un investissement en marketing.

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Le modèle de Robinhood est pour l’heure maigrement défini. La FAQ aborde deux moyens : des intérêts acquis sur le capital non-investi de leurs utilisateurs ainsi que de futurs frais prélevés sur les comptes de marge, encore en beta. Ce dernier concept est controversé, car il risque d’encourager des investisseurs non-initiés à emprunter et à prendre des positions trop risquées pour leur compréhension. Nul doute que l’objectif de Robinhood est de construire une plateforme de référence à long-terme plutôt que de poursuivre des sources de revenu à court-terme.

Et en France ?

Plusieurs plateformes de trading en ligne proposent pour appâter le client des offres promotionnelles à base de trades gratuits, limités en nombre. Au vu d’un public français généralement culturellement moins ouvert aux investissements boursiers, le développement d’acteurs tel Robinhood risque de se faire attendre encore quelques temps.

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